Les régimes napoléoniens
- Bardo727
- 24 oct. 2021
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 déc. 2021

Nous y sommes. Ma première vidéo complètement dédiée à Napoléon.
Vu l'envergure du personnage, je n'aborde pas ce sujet de la même manière que pour le reste, et ce, à divers titres.
D'abord, même si je ne connais pas parfaitement sa riche vie, j'ai toujours été fasciné par cette figure mythique. Je sais alors que je dois m'employer à me neutraliser : il importe d'être le moins subjectif possible.
C'est important, car ma chaîne se veut apolitique, en ce sens que je ne veux pas qu'elle clive politiquement. Napoléon reste un chef d'Etat donc il y a un risque d'être trop partial dans son traitement. J'ai tout à fait le bagage pour bâtir une réflexion politique, et prendre les armes des idées. Mais si je m'adonne à une telle entreprise, ce sera ailleurs, au moment propice.
Surtout, je veux simplement sensibiliser les gens à l'Histoire de France, plus spécifiquement à son histoire institutionnelle. Transmettre un savoir plutôt que cliver. Transmettre des passions sans en profiter pour faire passer des idées politiques.
Ensuite, j'aborde différemment ce sujet en raison des malheureuses polémiques qu'il a pu susciter en 2021, à l'occasion du bicentenaire de sa mort.
En tant qu'amoureux d'Histoire et plus spécifiquement de l'histoire de France, je déplore d'être potentiellement assigné à une résidence idéologique, du simple fait de se pencher sur le passé, ou certaines sections du passé.
J'ai fait de la curiosité intellectuelle et de l'ouverture au savoir quelque chose de primordial dans mon rapport au monde. Je trouve ça extraordinaire de pourvoir s'intéresser à tout, que ce soit pour consolider des positions, des acquis, ou bien pour élargir l'horizon de ses connaissances en allant là où je n'irais pas spontanément. C'est un luxe inouï de pouvoir le faire de nos jours avec internet, pour peu que l'on parvienne à discriminer le bon grain de l'ivraie.
Le problème réside dans un élan consistant à supprimer ce qui ne nous plaît pas, ce qui nous contredit. J'affirme sans peine que je considère cela comme la défaite de l'intelligence. J'y vois un problème d'autant plus grand lorsque l'on pèche par anachronisme.
J'ai découvert que je pouvais potentiellement être critiqué du simple fait de m'intéresser à un personnage comme Napoléon, ou plus globalement à l'histoire de mon pays.
Au-delà d'une fascination avouée pour celui-ci, soyons pragmatiques : il faut se connaître pour être fort et confiant, pour être construit, équilibré. Par transposition, je dois connaître l'histoire du pays par lequel je suis rattaché. Sinon je suis une sorte de citoyen sans consistance, qui s'ignore lui-même. Maintenant, libre à chacun d'évoluer dans la société sans se soucier de son évolution. Peut-être est-ce aussi une forme de repos mental, et que je me préoccupe de choses futiles…
En étant pragmatique, il est bon de s'intéresser un minimum au passé, en mettant l'accent sur certaines personnes, sur certains évènements, en proportion de leur poids historique.
C'est pourquoi, tout naturellement, je pense que s'intéresser à Napoléon relève de la logique. C'est sur ce postulat que j'ai écris cette vidéo en 2020 (abstraction faite que cela s'inscrit dans une série de vidéos), mais c'est consterné par l'inculture teintée de mauvaise foi de certains que j'ai rajouté en 2021 la partie bonus sur la dictature en fin d'épisode.
Ce n'est pas plus mal que cette vidéo sorte plusieurs mois après l'anniversaire du bicentenaire. Les potentielles tensions seront retombées, je l'espère.
J'ai donc essayé de mettre en balance la construction institutionnelle de Napoléon, avec cet esprit de pour et de contre. Relater comme cela s'est produit, tout simplement.
J'ai été inspiré par l'ouvrage "Napoléon les grands moments d'un destin" de Jean TULARD. Au-delà de son expertise, j'ai trouvé l'ouvrage intéressant car nuancé. Le génie comme les erreurs sont abordés.
Je terminerai ce propos en disant que s'enrichir de savoir en restant ouvert, en abordant les choses à charge et à décharge, c'est finalement une forme d'accession à la liberté et une forme d'enrichissement. Si je peux raisonner avec 100 % des ressources disponibles, j''ai une marge de manœuvre maximale dans l'autonomie de ma pensée. Je ne suis pas enfermé par un biais préétabli. J'ai ainsi tous les outils pour interpréter la société de mon temps sur un sujet donné.
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